MA MEILLEUR MARRAKECH
Aux portes du désert, Je rêve d'une pleine lune qui me raconterait la nuit durant toutes les splendeurs cachées. [
Il était une fois
le retour des cigognes
à l'endroit où je suis née
Je rêve d'une pleine lune
qui me raconterait la nuit durant
toutes les splendeurs cachées
jusqu'à percer le thorax du jour
sur ma table de nuit
. Je m'arrêterais, peut-être à Sète
Traversant les écumes muettes,
j'eus un songe
Un exil qui n'en finissait pas
D'exister
La mer ne me fera point oublier
La couleur soufi de Marrakech
Les trois cents noms de saints
Calligraphiés dans le c½ur
De la Médersa Ben Youssef
Nous leur rendons visite
Les remparts se pavanent
A l'intérieur des ruelles
Pour apaiser nos esprits
De cette rencontre entre deux mondes
Que le soleil nous soit chaud
Et que Vendredi, tel un derviche,
je tourne en cercle, visite
Al-awliyâ'wa al-sâlihûn,
Ces hommes de vertu que l'on n'oublie pas
Sidi Yûsuf ben Alî, pour sa charité
Et sa confiance en Dieu
Al-Qâdi Iyyâd, pour l'amour du Prophète,
Sidi Bel Abbès, le défenseur des pauvres
Sidi Ben Slimane, le résistant à l'invasion ibérique
Sidi Abd al-'Azîz, le propagateur de l'éthique soufie
Mûl al-Qsûr, l'aimé du peuple pour ses vertus,
Abd al-Rahmân al-Suhaylî, le savant poète soufi
Tous témoignent de l'au-delà.
Je prie dans le square Abdel El Moumen
Il fait jour, je suis enterrée sur la place du néant
Là où vogue un parfum de paradis
Marrakech, oasis de terre rouge
Tu possèdes cette senteur mystique
Et Lalla Iza Ahmed le sait bien
dans le Derb enchanté de la kasbah